# Filaments d'imprimante 3D : le guide des matières

> Filament imprimante 3D : PLA, PETG, ABS, TPU, nylon. Les critères pour choisir la matière selon l'objet, l'humidité, le stockage et votre machine.

Mis en ligne le 31 octobre 2026 · Guide signé Florian Bourret (https://www.imprimante3d-lemag.fr/auteurs/florian-bourret/) · Filaments et résines (https://www.imprimante3d-lemag.fr/filaments/)

URL : https://www.imprimante3d-lemag.fr/filaments/filament-imprimante-3d/
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## L'essentiel en 30 secondes

- Le choix d'un filament se fait d'après l'usage de l'objet (chaleur, choc, extérieur, souplesse), pas d'après la couleur ou la réputation de la matière.
- Le PLA reste la matière de départ de la plupart des machines : facile, peu exigeant, sans plateau très chaud.
- PETG, ABS et ASA servent aux pièces qui doivent durer ; l'ABS et l'ASA demandent en général un caisson fermé.
- TPU, nylon et filaments chargés ont des contraintes propres : extrudeur, buse, humidité.
- Tous les filaments craignent l'humidité à des degrés divers : une bobine ouverte se range à l'abri.

Pour choisir un filament d'imprimante 3D, partez de l'usage de la pièce. Le PLA convient aux objets d'intérieur, aux prototypes et aux premières impressions. Le PETG prend le relais pour les pièces plus sollicitées, le TPU pour tout ce qui doit plier, l'ASA pour l'extérieur.

Ce guide ouvre la rubrique [Filaments et résines](/filaments/). Il pose les critères communs à toutes les matières, puis renvoie vers les fiches détaillées : le [filament PLA](/filaments/filament-pla/), le [filament PETG](/filaments/filament-petg/), le [TPU](/filaments/filament-tpu/) et la méthode pour [sécher un filament humide](/filaments/secher-filament/). Si la machine elle-même n'est pas encore choisie, [Débuter](/debuter/imprimante-3d-debutant/) répond d'abord à cette question.

## Ce qui change d'une bobine à l'autre

Un filament est un fil de plastique enroulé sur une bobine, que l'extrudeur pousse vers la buse chauffée. Deux diamètres existent : 1,75 mm, le plus répandu, et 2,85 mm. Le diamètre dépend de la machine, jamais du goût de l'utilisateur. Une bobine de 2,85 mm ne passe pas dans un extrudeur prévu pour du 1,75 mm.

Au-delà du diamètre, quatre choses distinguent les matières.

La température de fusion d'abord. Chaque bobine porte sur son étiquette une plage de température de buse et, souvent, une température de plateau. Cette plage fait foi : la plupart des bobines de PLA indiquent une plage autour de 190 à 220 °C, mais la vôtre peut différer selon la formulation et le fabricant.

Le retrait ensuite. En refroidissant, certaines matières se contractent davantage et tirent sur les angles de la pièce. C'est l'origine du [warping](/reglages/warping/), et la raison pour laquelle l'ABS veut un caisson alors que le PLA s'en passe.

La tenue mécanique, enfin la tenue à la chaleur et aux UV. Un objet laissé sur la plage arrière d'une voiture ne vit pas la même vie qu'un support d'étagère.

Reste l'appétit pour l'eau. Les plastiques techniques absorbent l'humidité de l'air, ce qui se paie en bulles, en fils parasites et en surfaces ternes. Le sujet mérite sa propre section, plus bas.

## Les grandes familles de filaments en un tableau

Le tableau compare des tendances générales, pas des valeurs mesurées. Les températures exactes figurent sur l'étiquette de chaque bobine, et deux fabricants de PETG ne règlent pas toujours leur matière de la même façon.

| Matière | Facilité d'impression | Plateau chauffé | Caisson fermé | Atout principal | Point faible |
|---|---|---|---|---|---|
| PLA | élevée | facultatif ou modéré | non | simple, précis, sans odeur marquée | ramollit à la chaleur, cassant |
| PETG | moyenne | oui | non, en général | résistant, un peu souple | fils parasites, adhérence forte au plateau |
| ABS | difficile | oui | oui | tient mieux la chaleur | retrait, odeur, émanations |
| ASA | difficile | oui | oui | tient les UV, usage extérieur | mêmes contraintes que l'ABS |
| TPU | moyenne à difficile | selon fabricant | non | souple, résiste aux chocs | vitesse lente, extrudeur à régler |
| Nylon (PA) | difficile | oui | souvent | résistant à l'usure | absorbe l'eau très vite |

Ce tableau se lit de gauche à droite comme une montée en exigences. Plus on descend, plus la machine doit offrir : plateau chauffant, enceinte, extrudeur adapté, parfois buse renforcée. Une machine ouverte, à plateau modeste, restera dans les deux premières lignes sans effort.

### Couleurs, finitions et variantes

Au sein d'une même matière, le catalogue se ramifie. Le PLA existe en version mate, satinée, « soie » brillante, bicolore, translucide, phosphorescente, parfois chargée de poudre de bois ou de métal. Ces variantes ne s'impriment pas toutes comme le PLA standard : un additif change la fluidité, l'usure de la buse ou la tenue mécanique.

Deux règles s'appliquent. La première : une couleur n'est pas neutre. Les pigments modifient légèrement le comportement à la fusion, et deux bobines de la même marque, l'une noire et l'autre blanche, peuvent réclamer des températures différentes. La seconde : une finition spéciale se lit sur l'étiquette, qui précise souvent une plage de température propre à la référence. Dans le doute, imprimez un cube d'essai avant de lancer une pièce longue.

## PLA : la matière de départ

Le PLA est l'acide polylactique, un polymère d'origine végétale (amidon de maïs ou canne à sucre selon les filières). On le choisit pour sa régularité. Il colle bien au plateau, il se refroidit vite, il supporte les ponts et les surplombs courts, et ses coins restent propres.

Ses limites sont connues. Il ramollit à une température assez basse, que la fiche technique de la bobine indique : le PLA n'a donc pas sa place derrière un pare-brise, ni près d'une source de chaleur. Il casse net plutôt que de plier. Pour un objet qui encaisse des chocs, un crochet, une charnière, une pince, on regarde ailleurs.

Pour un objet décoratif, une maquette, un boîtier d'électronique d'intérieur ou une pièce d'essai, il reste le choix évident. La fiche [Filament PLA](/filaments/filament-pla/) détaille ses variantes (soie, bois, chargé) et ses réglages de départ.

**Réglage de départ**


Pour une bobine neuve, quelle que soit la matière :

1. Lisez la plage de température de buse et de plateau sur l'étiquette, puis démarrez au milieu de la plage.
2. Imprimez un petit cube de test avant la pièce définitive.
3. Ajustez la température par pas de 5 °C, en regardant le brillant de la surface et l'adhérence entre couches.
4. Notez la valeur retenue sur la bobine au feutre : elle servira à la prochaine impression.

Exemple de fourchette indicative : la plupart des bobines de PLA indiquent une plage autour de 190 à 220 °C. La vôtre fait foi.


## PETG, ABS et ASA : quand l'objet doit durer

Le PETG, polyéthylène téréphtalate glycolisé, est de la même famille que certaines bouteilles plastiques. Il plie un peu avant de casser, tient mieux la chaleur que le PLA et se prête aux pièces mécaniques légères. Son défaut est la gourmandise de surface : il s'accroche très fort au plateau, laisse des fils parasites et tire du brillant des moindres traces de buse. Le [PETG](/filaments/filament-petg/) a sa fiche, avec les réglages pour limiter le stringing.

L'ABS (acrylonitrile butadiène styrène) et l'ASA (acrylonitrile styrène acrylate) forment un autre groupe. Ils se retirent fortement au refroidissement, ce qui impose une enceinte fermée pour garder la pièce au chaud pendant l'impression. Sans caisson, les angles se décollent du plateau, et l'impression se fissure entre les couches. L'ASA a l'avantage de bien supporter les UV, ce qui en fait le candidat naturel des pièces d'extérieur.

Ces deux matières dégagent des vapeurs à la fusion. Aérez la pièce, éloignez la machine du lieu de vie et consultez la fiche de données de sécurité du fabricant de la bobine : elle indique les précautions à prendre.

## TPU, nylon et filaments chargés

Ces matières demandent chacune un réglage ou un équipement particulier. Elles viennent après les trois précédentes, une fois la machine maîtrisée.

Le TPU est un polyuréthane thermoplastique. Il se plie, s'étire, rebondit. Il convient aux joints, aux coques de protection, aux pieds antidérapants. Sa souplesse devient un défi dans l'extrudeur : trop de pression, et le fil se comprime et se bloque. Les machines à extrudeur direct s'en sortent mieux que celles où le fil traverse un long tube. La fiche [Filament TPU](/filaments/filament-tpu/) explique le réglage de la vitesse et de la rétractation.

Le nylon, ou polyamide, résiste à l'usure et au frottement : engrenages, charnières, pièces mobiles. Il boit l'eau de l'air à vitesse remarquable. Une bobine laissée quelques jours à l'air libre peut devenir inimprimable sans séchage préalable.

Les filaments chargés (fibre de carbone, métal, bois, poudres minérales) contiennent des particules. Certaines usent la buse en laiton, qui s'élargit peu à peu. Avec ces bobines, on prévoit une buse plus dure, et on vérifie la mention sur l'étiquette.

## Choisir selon l'objet à imprimer

Prenons trois cas types. Un porte-clés décoratif, pour la poche d'un manteau : PLA, aucune hésitation. Un support de câbles à visser sur une cloison de garage : PETG, plus tolérant aux chocs et aux variations de température. Une cale de protection pour une valise : TPU, parce que la pièce doit amortir.

La question qui sépare les cas est toujours la même : où l'objet vivra-t-il, et que lui arrivera-t-il ? Chaleur, humidité, soleil, effort mécanique, contact alimentaire : chacun de ces mots écarte certaines matières. Pour le détail du face-à-face le plus courant, voyez [PLA ou PETG](/filaments/pla-ou-petg/).

Le coût d'une pièce se calcule avec une formule simple. Divisez le prix de la bobine par sa masse pour obtenir un prix au gramme, puis multipliez par la masse de la pièce, que le trancheur affiche. Avec une bobine payée P euros le kilo, une pièce de 50 g coûte 0,05 × P euros de matière, hors électricité et hors échecs. Comptez aussi les essais ratés : ils pèsent davantage que la différence de prix entre deux matières.

Reste le cas du contact alimentaire. Une matière sûre sous forme de granulés ne l'est pas forcément une fois imprimée : les couches laissent de petits sillons où les résidus s'accrochent, et les colorants ou additifs ne sont pas tous prévus pour cet usage. Sans mention explicite du fabricant sur la bobine ou dans sa fiche de données de sécurité, on évite de faire d'une pièce imprimée un contenant pour la nourriture ou la boisson.

Une dernière question mérite d'être posée avant d'ouvrir le sachet : combien d'exemplaires faut-il ? Pour une pièce unique, une bobine d'essai de petite masse suffit. Pour une série, mieux vaut une bobine entière de la même référence, afin que la teinte et le comportement ne bougent pas d'une pièce à l'autre. Ce critère se juge à l'avance, car deux lots d'une même couleur ne sont pas toujours rigoureusement identiques.

### Ce que la machine impose

Avant de choisir la matière, vérifiez ce que l'imprimante sait faire. Trois points décident presque tout.

Le plateau, d'abord. Un plateau non chauffant limite aux matières qui collent à froid ; un plateau chauffant ouvre le PETG, l'ABS et l'ASA. La température maximale qu'il atteint figure dans la documentation de la machine.

La tête d'impression, ensuite. La buse en laiton de 0,4 mm, la plus courante, accepte les matières classiques. Un filament chargé de fibres exige une buse plus dure. Une buse acier, ou à pointe renforcée, tolère mieux l'abrasion mais conduit moins bien la chaleur, d'où un réglage de température à revoir.

L'extrudeur, enfin. Direct, il pousse le fil sur quelques centimètres seulement et gère bien les matières souples. À tube, le fil parcourt une longue gaine, et un TPU trop mou s'y plie au lieu d'avancer.

## Humidité et stockage : le réglage qu'on oublie

L'humidité absorbée se manifeste de façon reconnaissable. Des petites bulles éclatent à la buse avec un léger crépitement. La surface devient mate ou granuleuse. Des fils fins relient les parties de la pièce. Les couches adhèrent moins bien.

Tous les filaments ne souffrent pas de la même façon. Le nylon et le TPU sont les plus sensibles, le PETG l'est nettement, le PLA l'est plus lentement mais finit lui aussi par en pâtir. Une bobine qui a séjourné dans une cave humide n'imprime plus comme une bobine neuve, quelle que soit la matière.

Le rangement est le premier remède : une boîte hermétique, un sachet de déshydratant, un endroit sec. Le second remède est le séchage, détaillé dans [Sécher un filament humide](/filaments/secher-filament/). Les températures de séchage dépendent de la matière et se lisent sur la documentation du fabricant : au-delà de la plage tolérée, la bobine elle-même se déforme.

Ranger la bobine entre deux impressions ne prend presque rien. Racheter une bobine gâchée coûte plus cher.

## Si ça ne marche toujours pas

Si l'impression échoue malgré une bonne matière, cherchez d'abord du côté de la machine. Un plateau mal nivelé ou une première couche trop haute produisent les mêmes symptômes qu'un mauvais filament ; voyez [Première couche](/reglages/premiere-couche-impression-3d/). Si des fils parasites apparaissent, passez à la [rétractation](/reglages/retraction/) et au [stringing](/reglages/stringing/). Si la pièce se décolle par les angles, le [warping](/reglages/warping/) a sa méthode.

Si tout cela est réglé et que la bobine reste suspecte, séchez-la, ou essayez une bobine neuve de la même matière pour isoler la cause. Dans le doute, revenez au PLA le temps de remettre la machine d'aplomb, puis remontez d'un cran.

## Quel filament pour votre objet ?

Trois questions sur l'usage de la pièce, une matière de départ à explorer.

- Où la pièce vivra-t-elle ? À l'intérieur, sur une étagère ou un bureau / Dans un garage ou un atelier, avec des variations de température / Dans un endroit où elle sera pliée ou écrasée
- Que va subir l'objet ? Rien de particulier : il est décoratif ou sert de prototype / Des chocs, des vissages, de la chaleur modérée / Des déformations répétées, il doit amortir
- Que sait faire votre machine ? Je ne sais pas encore, ou plateau non chauffant / Plateau chauffant, extrudeur classique / Extrudeur direct, vitesse réglable / J'hésite entre deux matières

- **PLA** La matière de départ : facile, régulière, sans caisson. Elle convient aux objets d'intérieur et aux essais. [Lire la fiche Filament PLA](https://www.imprimante3d-lemag.fr/filaments/filament-pla/#pla-la-matiere-de-depart)
- **PETG** Plus résistant et un peu souple, il convient aux pièces sollicitées, à condition d'avoir un plateau chauffant. [Lire la fiche Filament PETG](https://www.imprimante3d-lemag.fr/filaments/filament-petg/#petg-abs-et-asa-quand-lobjet-doit-durer)
- **TPU** Un filament souple pour les joints, les coques et les pièces qui amortissent ; l'extrudeur doit s'y prêter. [Lire la fiche Filament TPU](https://www.imprimante3d-lemag.fr/filaments/filament-tpu/#tpu-nylon-et-filaments-charges)
- **Comparer PLA et PETG** Quand deux matières se disputent la même pièce, un face-à-face par critères tranche mieux qu'une règle générale. [Lire PLA ou PETG](https://www.imprimante3d-lemag.fr/filaments/pla-ou-petg/#choisir-selon-lobjet-a-imprimer)

Pour continuer : [Imprimante 3D débutant : par où commencer](https://www.imprimante3d-lemag.fr/debuter/imprimante-3d-debutant/)


## Questions d'atelier

**Quel est le meilleur filament pour débuter ?**

Le PLA, dans la quasi-totalité des cas. Il s'imprime sans caisson, souvent sans plateau très chaud, et pardonne les réglages approximatifs. Quand il ne suffit plus (chaleur, choc), on passe au PETG.

**Quelle différence entre 1,75 mm et 2,85 mm ?**

C'est le diamètre du fil, imposé par l'extrudeur de la machine. Les deux ne sont pas interchangeables : la grande majorité des imprimantes de loisir utilisent du 1,75 mm, le 2,85 mm étant surtout lié à certains modèles plus anciens.

**Peut-on mélanger deux matières sur une même impression ?**

Pas librement. Chaque matière a sa plage de températures et son comportement au retrait. Les machines multimatériaux existent, mais elles associent des matières prévues pour cela, souvent avec un support dissous à part.

**Un filament sort-il de sa boîte prêt à imprimer ?**

En principe oui, tant que la bobine est restée scellée avec son sachet déshydratant. Une fois ouverte, tout dépend de la matière et du temps d'exposition à l'air.

**Faut-il changer de buse pour changer de filament ?**

Pas toujours. La buse de 0,4 mm en laiton suffit pour le PLA, le PETG ou le TPU. Les filaments chargés de fibres ou de particules abrasives demandent une buse en matériau plus dur.
